| Quand au détour de l'hiver Ta colère, trop grande et amère Offre à l'île et aux Sénans La preuve de l'existence du néant. Il leur reste à attendre, La braise deviendra cendre Et la violence de tes eaux S'en ira comme nos maux. Aux quatre coins de Sein Malgré nos appels vains La nuit viendra, s'immiscera, Froide, elle nous terrorisera. L'océan reviendra plus fort, Il s'emparera de nos corps Et nous fera payer l'affront De vivre ici, au front. Avec un peu de chance, le matin Nous délivrera, pieds et poings, L'écume aura disparu des contours, Une accalmie, en attendant le prochain tour. Gilles Milliner |