| L'étale est venue Mettre l'île à nue, La mer s'est retirée Tout s'est immobilisé. Le temps est suspendu Comme à jamais perdu, Sein respire à peine Laissant couler ses veines. Les contours desséchés Tout juste condamnés A attendre la mer S'insérer dans ses chairs. Alors l'océan reviendra Et la vie surgira, Le cœur résonnera encore Pour quelques heures plus fort. Gilles Milliner |